samedi 1 décembre 2012

Nouvelles en vrac!

Bonjour à tous,

Le temps passe vite, et donc on écrit peu! Par contre, on ne peut pas dire que c'est tranquille.

Nouvelles brèves:

Lugano est la ville des sapins de Noël volants. J'en ai vu un, et j'étais sobre. Alors que je discutais tranquillement dans mon bureau avec mon patron et un collègue, quelle ne fut pas notre surprise de voir descendre du haut des airs un gigantesque sapin (à l'oeil, 6-7 mètre de diamètres au sol, et une 12aine de haut!). La ville prend ses airs de Noël, et les sapins sont livrés en... hélicoptère. On aime bien jouer avec les hélicoptères en Suisse, que ce soit pour livrer des sapins en ville, ou encore des matériaux de construction dans des villages reculés. La preuve ultime que je n'ai pas rêvé: les camarades de classe de Xavier et Adrien ont aussi vu passer un sapin volant de la fenêtre de la classe. Quand ils ont crié "sapin volant!", Xavier n'a même pas bronché: il a l'habitude d'avoir un paternel qui crie "Volée de castor" en pointant le ciel...

J'ai participé au petit marché de Noël de Caslano, ville voisine de notre demeure. Le club de volley dont je fais partie y vendait de la soupe à l'oignon se réchauffant paresseusement sur un petit feu de bois, des sandwichs à la luganega (saucisse fraîche locale), du vin chaud et des livres usagés. Aussi, le populaire concours "devinez le poids de ce saucisson". La soupe fait du bien, mais pas autant que le vin chaud! Beaucoup d'affluence pour une petite foire d'artisanat local et de brocante. Les gens participent en grand nombre aux activités traditionnelles locales.


Un copain d'Adrien est à l'hôpital, il est passé le voir pour lui remonter le moral. Contraste: plusieurs points de contrôle avant de se rendre à la chambre, et en dehors des visites, c'est presque impossible!

Martin nous raconte à sa façon les traditions de Noël. Entre San Nicolao, Babbo Natale et la Befana, il faut se démêler (et ce n'est pas fait encore). Chose certaine, c'est qu'entre le 6 décembre et le 6 janvier, ça fêtera souvent. Les couronnes de l'avent avec quatre chandelles sont de mise, mais les maisons sont peu décorées. De notre côté, le sapin est fait, avec la complicité des petits, les pneus d'hiver sont posés, la bordée de neige annuelle peut tomber! Le ski commence ce week-end à Airolo (environ 75 minutes de route de chez nous), il est tombé plus de 70mm de pluie cette semaine à Lugano, vous pouvez déduire ce qui est tombé en altitude.

L'italien de tout le monde s'améliore, surtout les petits (frustrant, mais on s'y attendait!). Nous avons choisi sans le savoir un petit coin de pays très accueillant. Les professeurs sont excellents et contribuent de façon exceptionnelle à l'intégration des petits. Les voisins nous saluent tous, et tous savent que "il nuovo canadese" n'est pas un joueur de hockey (petite déception des locaux ici...), mais notre histoire attire toujours des questions de gens intrigués: mais qu'est-ce que vous foutez ici?!

Je suis allé luncher vendredi midi avec des collègues. Imaginez la scène: j'étais avec l'aile espagnole du bureau, qui parlent tous italien, avec moi le pauvre qui baragouine l'italien et avec qui une véritable conversation n'est possible qu'en anglais ou en français. Soyons honnêtes: je comprends la majorité de ce qui se dit en italien maintenant, quand le débit du langage me le permet. Par contre, la parole ne suit pas encore, mais j'y travaille. Au bureau, c'en est presque comique. La langue de travail, c'est l'anglais. Mais j'ai eu des rencontres en italien, où je pouvais répondre en français, et tutto va benissimo! Le hic, c'est que je travaille actuellement avec des gens de Zürich sur des trucs contractuels, et je frappe un mur: plein de documentation en allemand. Yikes! Donnez-moi une chance s'il vous plaît! Peut-être devrais-je les menacer de répondre en joual.

On a finalement trouvé une vraie quincaillerie, notre Rona l'Entrepôt local, à trente minutes de voiture, de l'autre côté de la montagne. Seul hic: c'est assez loin pour donner le mal des transports à Adrien. Il est entré dans le temple du bricoleur en marchant en pingouin... Je commence à m'y retrouver avec les mesures métriques pour les vis et autres bébelles, et je comprends de mieux en mieux comment la maison est faite. Ce matin, alors que je me préparais à la grande opération: attaquer la maçonnerie avec une grosse mèche et la perceuse à percussion pour planter une vis qui retiendra un volet, surprise! Le crépi ne fait que quelques millimètres d'épaisseurs, et ensuite une couche isolante de particules de styrofoam. Trou fait en 2 secondes, opération complétée en 2 minutes, après un bon 15 minutes de préparation. J'avais l'air d'un vrai champion! Prochaine étape: comprendre comment les enduits muraux intérieurs et les peintures fonctionnent. Pas de semi-lustré ici, et ça vient même parfois dans un bac de plastique carré. De kessé? Il faudra que je trouve le M. Bricole local pour m'aider.

À bientôt!

Luc.

1 commentaire:

Lucille a dit…

Bonjour,
Heureuse d'avoir de vos nouvelles!
C'est toujours intéressant
Je vous embrasse.