Bonjour à tous,
Le temps passe vite, et donc on écrit peu! Par contre, on ne peut pas dire que c'est tranquille.
Nouvelles brèves:
Lugano est la ville des sapins de Noël volants. J'en ai vu un, et j'étais sobre. Alors que je discutais tranquillement dans mon bureau avec mon patron et un collègue, quelle ne fut pas notre surprise de voir descendre du haut des airs un gigantesque sapin (à l'oeil, 6-7 mètre de diamètres au sol, et une 12aine de haut!). La ville prend ses airs de Noël, et les sapins sont livrés en... hélicoptère. On aime bien jouer avec les hélicoptères en Suisse, que ce soit pour livrer des sapins en ville, ou encore des matériaux de construction dans des villages reculés. La preuve ultime que je n'ai pas rêvé: les camarades de classe de Xavier et Adrien ont aussi vu passer un sapin volant de la fenêtre de la classe. Quand ils ont crié "sapin volant!", Xavier n'a même pas bronché: il a l'habitude d'avoir un paternel qui crie "Volée de castor" en pointant le ciel...
J'ai participé au petit marché de Noël de Caslano, ville voisine de notre demeure. Le club de volley dont je fais partie y vendait de la soupe à l'oignon se réchauffant paresseusement sur un petit feu de bois, des sandwichs à la luganega (saucisse fraîche locale), du vin chaud et des livres usagés. Aussi, le populaire concours "devinez le poids de ce saucisson". La soupe fait du bien, mais pas autant que le vin chaud! Beaucoup d'affluence pour une petite foire d'artisanat local et de brocante. Les gens participent en grand nombre aux activités traditionnelles locales.
Un copain d'Adrien est à l'hôpital, il est passé le voir pour lui remonter le moral. Contraste: plusieurs points de contrôle avant de se rendre à la chambre, et en dehors des visites, c'est presque impossible!
Martin nous raconte à sa façon les traditions de Noël. Entre San Nicolao, Babbo Natale et la Befana, il faut se démêler (et ce n'est pas fait encore). Chose certaine, c'est qu'entre le 6 décembre et le 6 janvier, ça fêtera souvent. Les couronnes de l'avent avec quatre chandelles sont de mise, mais les maisons sont peu décorées. De notre côté, le sapin est fait, avec la complicité des petits, les pneus d'hiver sont posés, la bordée de neige annuelle peut tomber! Le ski commence ce week-end à Airolo (environ 75 minutes de route de chez nous), il est tombé plus de 70mm de pluie cette semaine à Lugano, vous pouvez déduire ce qui est tombé en altitude.
L'italien de tout le monde s'améliore, surtout les petits (frustrant, mais on s'y attendait!). Nous avons choisi sans le savoir un petit coin de pays très accueillant. Les professeurs sont excellents et contribuent de façon exceptionnelle à l'intégration des petits. Les voisins nous saluent tous, et tous savent que "il nuovo canadese" n'est pas un joueur de hockey (petite déception des locaux ici...), mais notre histoire attire toujours des questions de gens intrigués: mais qu'est-ce que vous foutez ici?!
Je suis allé luncher vendredi midi avec des collègues. Imaginez la scène: j'étais avec l'aile espagnole du bureau, qui parlent tous italien, avec moi le pauvre qui baragouine l'italien et avec qui une véritable conversation n'est possible qu'en anglais ou en français. Soyons honnêtes: je comprends la majorité de ce qui se dit en italien maintenant, quand le débit du langage me le permet. Par contre, la parole ne suit pas encore, mais j'y travaille. Au bureau, c'en est presque comique. La langue de travail, c'est l'anglais. Mais j'ai eu des rencontres en italien, où je pouvais répondre en français, et tutto va benissimo! Le hic, c'est que je travaille actuellement avec des gens de Zürich sur des trucs contractuels, et je frappe un mur: plein de documentation en allemand. Yikes! Donnez-moi une chance s'il vous plaît! Peut-être devrais-je les menacer de répondre en joual.
On a finalement trouvé une vraie quincaillerie, notre Rona l'Entrepôt local, à trente minutes de voiture, de l'autre côté de la montagne. Seul hic: c'est assez loin pour donner le mal des transports à Adrien. Il est entré dans le temple du bricoleur en marchant en pingouin... Je commence à m'y retrouver avec les mesures métriques pour les vis et autres bébelles, et je comprends de mieux en mieux comment la maison est faite. Ce matin, alors que je me préparais à la grande opération: attaquer la maçonnerie avec une grosse mèche et la perceuse à percussion pour planter une vis qui retiendra un volet, surprise! Le crépi ne fait que quelques millimètres d'épaisseurs, et ensuite une couche isolante de particules de styrofoam. Trou fait en 2 secondes, opération complétée en 2 minutes, après un bon 15 minutes de préparation. J'avais l'air d'un vrai champion! Prochaine étape: comprendre comment les enduits muraux intérieurs et les peintures fonctionnent. Pas de semi-lustré ici, et ça vient même parfois dans un bac de plastique carré. De kessé? Il faudra que je trouve le M. Bricole local pour m'aider.
À bientôt!
Luc.
samedi 1 décembre 2012
samedi 10 novembre 2012
Venise
Pendant la semaine de vacances scolaires, nous sommes allés à Venise avec grand-maman. Venise a connu un des pires épisodes d'acqua alta des 50 dernières années. Elle est restée plus de 12 heures sous l'eau.
Les Vénétiens n'étaient pas très heureux. Les enfants par contre ont aimé l'expérience: enfin ils pouvaient marcher dans l'eau avec les bottes de pluie sans se faire dire d'éviter les flaques!
Martin est encore sur le quai... La place St-Marc était traversée par de petites passerelles.
Voici deux photos prises à quelques heures d'intervalle. Trouvez les différences!
Les enfants ont pris des photos des bateaux spéciaux: bateau-taxi, bateau grue, bateau autobus, bateau camion de livraison, bateau-pompier, bateau policier, ambulance, bateau-épicerie...
Les Vénétiens n'étaient pas très heureux. Les enfants par contre ont aimé l'expérience: enfin ils pouvaient marcher dans l'eau avec les bottes de pluie sans se faire dire d'éviter les flaques!
Martin est encore sur le quai... La place St-Marc était traversée par de petites passerelles.
Voici deux photos prises à quelques heures d'intervalle. Trouvez les différences!
Tous les moyens sont bons pour se rendre sur les passerelles ou aux endroits surélevés!
Les enfants ont pris des photos des bateaux spéciaux: bateau-taxi, bateau grue, bateau autobus, bateau camion de livraison, bateau-pompier, bateau policier, ambulance, bateau-épicerie...
jeudi 8 novembre 2012
La castagnata
Suite de la dernière chronique gastronomique...
Dans le Tessin, région de montagnes, les gens ont survécu aux hivers grâce à la châtaigne (marron selon les endroits, et castagna en italien). On disait même qu'il fallait un arbre par famille. Évidemment à l'automne ici on ramasse les castagne. Nous avons donc troqué notre activité de cueillette de pommes pour la cueillette de châtaignes. Il suffit d'aller dans la forêt et de se pencher pour en ramasser plusieurs. En tombant de l'arbre, l'écorce très piquante s'ouvre et on peut avoir accès au fruit. Ensuite, il faut les laver, les tailler pour éviter qu'elles n'éclatent puis il faut les faire cuire, de préférence sur un feu de bois.
Petite anecdote ici: comme c'était la première fois qu'on devait préparer les châtaignes, je suis allée voir sur youtube (en français bien sûr) pour savoir comment les tailler. Ce n'était pas la bonne façon de faire! L'enseignante d'Adrien a bien ri en voyant mes châtaignes. La prochaine fois, j'irai pratiquer mon italien en visionnant un vidéo italien...
Des châtaignes taillées, qui attendent d'aller sur le feu...
Nous avons eu 3 castagnate dans la même semaine. Une au village, une à l'école et une avec les mamans de la classe de Martin. Les deux premières sont faites sur une poele spéciale qui est déposée sur les braises.
Voilà la poele spéciale qui est la propriété de la commune depuis plus de 100 ans. Elle est très bien conservée. On peut y faire cuire beaucoup ce châtaignes à la fois! Il existe aussi des poeles trouées un peu plus petites pour l'usage personnel. Le principe reste le même: il faut brasser pour éviter que les châtaignes brûlent.
Après une trentaine de minutes de cuisson, c'est prêt mais il faut maintenant peler la châtaigne.
Voici le résultat. Maintenant, vous allez demander ce que ça goûte. Un peu difficile à décrire. Une chose est sûre: c'est meilleur quand c'est chaud. Xavier a apprécié dès la première fois, Adrien n'aime toujours pas et Martin a aimé la troisième fois.
D'ailleurs, il pèle sa châtaigne lors de la castagnata de l'école.
Dans le Tessin, région de montagnes, les gens ont survécu aux hivers grâce à la châtaigne (marron selon les endroits, et castagna en italien). On disait même qu'il fallait un arbre par famille. Évidemment à l'automne ici on ramasse les castagne. Nous avons donc troqué notre activité de cueillette de pommes pour la cueillette de châtaignes. Il suffit d'aller dans la forêt et de se pencher pour en ramasser plusieurs. En tombant de l'arbre, l'écorce très piquante s'ouvre et on peut avoir accès au fruit. Ensuite, il faut les laver, les tailler pour éviter qu'elles n'éclatent puis il faut les faire cuire, de préférence sur un feu de bois.
Petite anecdote ici: comme c'était la première fois qu'on devait préparer les châtaignes, je suis allée voir sur youtube (en français bien sûr) pour savoir comment les tailler. Ce n'était pas la bonne façon de faire! L'enseignante d'Adrien a bien ri en voyant mes châtaignes. La prochaine fois, j'irai pratiquer mon italien en visionnant un vidéo italien...
Des châtaignes taillées, qui attendent d'aller sur le feu...
Nous avons eu 3 castagnate dans la même semaine. Une au village, une à l'école et une avec les mamans de la classe de Martin. Les deux premières sont faites sur une poele spéciale qui est déposée sur les braises.
Voilà la poele spéciale qui est la propriété de la commune depuis plus de 100 ans. Elle est très bien conservée. On peut y faire cuire beaucoup ce châtaignes à la fois! Il existe aussi des poeles trouées un peu plus petites pour l'usage personnel. Le principe reste le même: il faut brasser pour éviter que les châtaignes brûlent.
Après une trentaine de minutes de cuisson, c'est prêt mais il faut maintenant peler la châtaigne.
Voici le résultat. Maintenant, vous allez demander ce que ça goûte. Un peu difficile à décrire. Une chose est sûre: c'est meilleur quand c'est chaud. Xavier a apprécié dès la première fois, Adrien n'aime toujours pas et Martin a aimé la troisième fois.
D'ailleurs, il pèle sa châtaigne lors de la castagnata de l'école.
vendredi 12 octobre 2012
Chronique gastronomique, et la vie de village
Lors d'une visite récente à Bellinzona, ville de châteaux, de collines et de verdure, nous sommes tombés un peu par hasard sur le concours suisse du fromage . Activités, musique, dégustation, le bonheur, quoi!
Ça nous a permis de redécouvrir un fromage que l'on connaissait chez nous, puisqu'une amie nous avait donné comme cadeau de mariage une girolle. Et qui dit girolle, dit tête de moine!
On peut aussi utiliser la girolle pour faire des fleurs de chocolat. Nous avons redécouvert la tête de moine, grâce à un sympathique marchand suisse romand, qui nous a fait goûter à plusieurs variantes.
Fleur de tête de moine avec confiture de fruits: délicieux. Avec moutarde aux figues: encore plus intéressant. Avec du paprika, ou encore du poivre: encore excellent. Un bel exemple pour rendre un bon fromage beaucoup plus attrayant!
Bulletin de nouvelles locales: onde de choc à Pura. Les habitants de notre rue ont récemment reçu une lettre les prévenant que nos numéros de portes changeaient! Quelques semaines après avoir fait tous les changements d'adresse, on recommence! (On n'a que ça à faire, après tout...)
Catherine, curieuse, est passée par la mairie pour comprendre ce qui justifiait ce changement. Surprise, ce n'est pas un changement comme tel. Nous demeurions au numéro 2, mais ce numéro a été attribué à la maison par on ne sait trop qui. Selon les registres de la ville, les maisons de notre rue n'avaient simplement pas d'adresse. Le facteur dépose les lettres selon son bon savoir (M. Untel reste ici, Mme Machin de ce côté) et selon les petites affichettes que les gens apposent sur leur boîte aux lettres.
Par souci d'efficacité pour les services publics, la municipalité a donc décidé de corriger la situation, et un joli numéro 5 rouge a été installé. Notre rue possède donc maintenant des maisons numérotées, en septembre 2012. On n'arrête pas le progrès!
Lors de ma montée à vélo en revenant du boulot, j'ai constaté l'utilité d'articles scientifiques tels que celui-ci: en effet, les châtaignes tombent des arbres, et l'avantage du cycliste est qu'il possède un casque. Gare au randonneur! (Ok, je le concède: je ne roulais pas assez vite, la châtaigne est tombée 2 mètres devant moi). Demain, commande de l'école: les petits doivent aller ramasser des châtaignes dans le bois, les nettoyer et les couper. On va bien voir ce qu'on peut faire avec ça, la prochaine chronique culinaire promet.
Nous étions à la fête de l'automne à Lugano le week-end dernier: ce sera le sujet d'un prochain article. Nous avons côtoyé la musique folklorique locale, et certains instruments valent qu'on s'y attarde.
Ça nous a permis de redécouvrir un fromage que l'on connaissait chez nous, puisqu'une amie nous avait donné comme cadeau de mariage une girolle. Et qui dit girolle, dit tête de moine!
On peut aussi utiliser la girolle pour faire des fleurs de chocolat. Nous avons redécouvert la tête de moine, grâce à un sympathique marchand suisse romand, qui nous a fait goûter à plusieurs variantes.
Fleur de tête de moine avec confiture de fruits: délicieux. Avec moutarde aux figues: encore plus intéressant. Avec du paprika, ou encore du poivre: encore excellent. Un bel exemple pour rendre un bon fromage beaucoup plus attrayant!
Bulletin de nouvelles locales: onde de choc à Pura. Les habitants de notre rue ont récemment reçu une lettre les prévenant que nos numéros de portes changeaient! Quelques semaines après avoir fait tous les changements d'adresse, on recommence! (On n'a que ça à faire, après tout...)
Catherine, curieuse, est passée par la mairie pour comprendre ce qui justifiait ce changement. Surprise, ce n'est pas un changement comme tel. Nous demeurions au numéro 2, mais ce numéro a été attribué à la maison par on ne sait trop qui. Selon les registres de la ville, les maisons de notre rue n'avaient simplement pas d'adresse. Le facteur dépose les lettres selon son bon savoir (M. Untel reste ici, Mme Machin de ce côté) et selon les petites affichettes que les gens apposent sur leur boîte aux lettres.
Par souci d'efficacité pour les services publics, la municipalité a donc décidé de corriger la situation, et un joli numéro 5 rouge a été installé. Notre rue possède donc maintenant des maisons numérotées, en septembre 2012. On n'arrête pas le progrès!
Lors de ma montée à vélo en revenant du boulot, j'ai constaté l'utilité d'articles scientifiques tels que celui-ci: en effet, les châtaignes tombent des arbres, et l'avantage du cycliste est qu'il possède un casque. Gare au randonneur! (Ok, je le concède: je ne roulais pas assez vite, la châtaigne est tombée 2 mètres devant moi). Demain, commande de l'école: les petits doivent aller ramasser des châtaignes dans le bois, les nettoyer et les couper. On va bien voir ce qu'on peut faire avec ça, la prochaine chronique culinaire promet.
Nous étions à la fête de l'automne à Lugano le week-end dernier: ce sera le sujet d'un prochain article. Nous avons côtoyé la musique folklorique locale, et certains instruments valent qu'on s'y attarde.
samedi 22 septembre 2012
L'automne en Suisse
Bonjour!
Beaucoup de choses à raconter depuis notre dernier billet. Évidemment, c'est un rappel à la discipline!
Tout d'abord, l'école. Xavier et Adrien s'adaptent bien à leur nouveau milieu. Les devoirs pour l'instant sont limités aux travaux non-complétés en classe pour Xavier, et il n'en a pratiquement jamais. On ne le changera pas, il est rapide (et parfois trop). Adrien socialise à qui mieux-mieux, et l'école en entier doit maintenant le connaître. C'est celui qui semble assimiler l'italien le plus rapidement pour l'instant. Xavier et Adrien ont maintenant des cours de rattrapage en italien, ça leur sera bénéfique. Plusieurs activités sont prévues dans les prochaines semaines/mois, on voit que l'enseignement est centré sur l'environnement proche: la nature, les animaux, la montagne. Ah oui, Adrien a perdu une première dent de bébé! Avec fierté, il montre à tous ce nouveau trou dans son sourire
Pour Martin, c'est Dr Jekyll et Mr Hide. Il passe de relativement bonnes journées à l'école, mais que d'efforts pour l'emmener! Tous vont à l'école en vélo le matin, et dès que Martin pose les pieds par terre, il repart en courant vers la maison! Catherine doit parfaire ses capacités de sprinteuse. C'est dur, la cour d'école: Martin est celui qui "parle étrange" et ne génère pas beaucoup d'intérêt auprès de ses camarades. Faudra laisser le temps faire son oeuvre.
On a participé à la fête du village de Pura au début septembre. Jeux pour les petits en italien (et nos petits ont très bien participé!), dégustation de vin à plusieurs stations installées de part et d'autre du village, puis gigantesque BBQ avec steak de cheval, porc et busecca, soupe traditionnelle aux tripes (c'est bien meilleur avant qu'on sache ce qu'il y a dedans!).
On poursuit les randonnées: du haut en bas du Monte Lema avec les petits, et excursion avec les collègues du bureau au lac Ritom. Très spectaculaire et accessible, j'y retournerai avec les petits, c'est certain. Pour ce week-end, ça sent l'excursion à vélo, maintenant que Martin peut en faire un peu sur deux roues seul (bravo!) et que Xavier a reçu un peu en avance un nouveau vélo pour son anniversaire.
Ma vénérable carcasse a également repris du service sur un terrain de volley-ball. J'ai été muté de la passe au centre (les connaisseurs comprendront ce que ça veut dire!), et on finit par se comprendre malgré la barrière linguistique (je ne suis pas le seul cas problématique: il y a également des germanophones au sein du groupe). Beaucoup de plaisir, c'est un beau groupe.
Catherine poursuit ses efforts pour la reconnaissance de son statut de physiothérapeute et débutera des cours d'italien sous peu, probablement deux fois par semaine.
Et côté boulot, tout roule. Je suis dans mon élément: de beaux projets, des systèmes et des processus à implanter, des négos avec des vendeurs, une équipe pleine de bonne volonté. Je connais le chemin par coeur entre Lugano et Lausanne. 189km à vol d'oiseau, mais le terrain montagneux dicte ses règles: 5 heures de train!
Pour le reste, la météo est encore agréable: 10 la nuit, 20 le jour, et peu de pluie. Parfait pour les activités extérieures, et on ne s'en prive pas! Par contre, pour la piscine, je pense que ça sent la fin jusqu'à avril prochain.
Beaucoup de choses à raconter depuis notre dernier billet. Évidemment, c'est un rappel à la discipline!
Tout d'abord, l'école. Xavier et Adrien s'adaptent bien à leur nouveau milieu. Les devoirs pour l'instant sont limités aux travaux non-complétés en classe pour Xavier, et il n'en a pratiquement jamais. On ne le changera pas, il est rapide (et parfois trop). Adrien socialise à qui mieux-mieux, et l'école en entier doit maintenant le connaître. C'est celui qui semble assimiler l'italien le plus rapidement pour l'instant. Xavier et Adrien ont maintenant des cours de rattrapage en italien, ça leur sera bénéfique. Plusieurs activités sont prévues dans les prochaines semaines/mois, on voit que l'enseignement est centré sur l'environnement proche: la nature, les animaux, la montagne. Ah oui, Adrien a perdu une première dent de bébé! Avec fierté, il montre à tous ce nouveau trou dans son sourire
Pour Martin, c'est Dr Jekyll et Mr Hide. Il passe de relativement bonnes journées à l'école, mais que d'efforts pour l'emmener! Tous vont à l'école en vélo le matin, et dès que Martin pose les pieds par terre, il repart en courant vers la maison! Catherine doit parfaire ses capacités de sprinteuse. C'est dur, la cour d'école: Martin est celui qui "parle étrange" et ne génère pas beaucoup d'intérêt auprès de ses camarades. Faudra laisser le temps faire son oeuvre.
On a participé à la fête du village de Pura au début septembre. Jeux pour les petits en italien (et nos petits ont très bien participé!), dégustation de vin à plusieurs stations installées de part et d'autre du village, puis gigantesque BBQ avec steak de cheval, porc et busecca, soupe traditionnelle aux tripes (c'est bien meilleur avant qu'on sache ce qu'il y a dedans!).
On poursuit les randonnées: du haut en bas du Monte Lema avec les petits, et excursion avec les collègues du bureau au lac Ritom. Très spectaculaire et accessible, j'y retournerai avec les petits, c'est certain. Pour ce week-end, ça sent l'excursion à vélo, maintenant que Martin peut en faire un peu sur deux roues seul (bravo!) et que Xavier a reçu un peu en avance un nouveau vélo pour son anniversaire.
Ma vénérable carcasse a également repris du service sur un terrain de volley-ball. J'ai été muté de la passe au centre (les connaisseurs comprendront ce que ça veut dire!), et on finit par se comprendre malgré la barrière linguistique (je ne suis pas le seul cas problématique: il y a également des germanophones au sein du groupe). Beaucoup de plaisir, c'est un beau groupe.
Catherine poursuit ses efforts pour la reconnaissance de son statut de physiothérapeute et débutera des cours d'italien sous peu, probablement deux fois par semaine.
Et côté boulot, tout roule. Je suis dans mon élément: de beaux projets, des systèmes et des processus à implanter, des négos avec des vendeurs, une équipe pleine de bonne volonté. Je connais le chemin par coeur entre Lugano et Lausanne. 189km à vol d'oiseau, mais le terrain montagneux dicte ses règles: 5 heures de train!
Pour le reste, la météo est encore agréable: 10 la nuit, 20 le jour, et peu de pluie. Parfait pour les activités extérieures, et on ne s'en prive pas! Par contre, pour la piscine, je pense que ça sent la fin jusqu'à avril prochain.
lundi 3 septembre 2012
La rentrée scolaire
Sur le chemin de l'école...
Aujourd'hui lundi c'est jour de rentrée scolaire. Pas de fête du travail ici! Martin commence demain à la prématernelle.
La préparation pour la rentrée a été très différente: ici pas de liste de matériel scolaire à acheter avant la rentrée scolaire. Seuls quelques effets à apporter: un coffre à crayon vide, un sac d'école, un tablier pour les arts, une brosse à dents et du dentifrice (en fait, deux brosses à dents, parce qu'ici aussi, l'école et le service de dîner sont deux entités distinctes), des pantoufles, des souliers de gymnastique en tissu (genre chausson de ballet)et short-t-shirt pour la gymnastique. Ils recevront de la part de l'école tout le matériel nécessaire à leur apprentissage scolaire. Grosse différence avec le système québécois. Tout est gratuit ici. Je ne veux pas partir le débat de la gratuité scolaire; chaque pays a ses avantages et inconvénients. ( mais on se fait rattrapper par l'assurance santé (où on doit payer une très grosse somme)).
Les enfants ont reçu ce matin à l'école une règle, une boîte de crayons de couleurs, une plume fontaine, un crayon indélébile, un cahier, une gomme à effacer, un crayon à mine, de la colle (liquide et en bâton). Il y aura d'autre chose en cours de semaine et d'année. Les cours se donnent en italien, les enseignants des enfants parlent tous un peu français et peuvent traduire les grandes lignes au besoin. Xavier et Adrien ne se sont pas plaints de la barrière linguistique.
Adrien a un balcon dans sa classe avec une très belle vue sur les montagnes tessinoises. Ils sont 15 enfants, seulement 6 garçons. Très différent de la maternelle de Fernand-Seguin où il y avait quatorze garçons sur vingt enfants! Xavier est dans une classe jumelée (3e-4e)où il y a 7 enfants de 3e et 14 en 4e. Nous habitons un village: seulement 4 classes au primaire (1ere, 2e-3e, 3e-4e et 5e). Après c'est le secondaire qui commence.
Commentaires d'Adrien: La Suisse c'est différent. J'aime l'école ici parce qu'il n'y a pas de devoirs (Ajout de Maman: c'est la première journée)
Commentaires de Xavier: C'est assez différent: personne n'utilise son sac à dos pour revenir (aller) de l'école (exception la rentrée et la fin d'école). On met aussi des crocs pour aller en classe mais pas dans l'école. Xavier
Voici des photos prises par les enfants sur les voisins et l'environnement.
C'est un mouton avec une cloche au cou!
Sur le chemin de l'école
Côté nord de la maison
En allant vers l'école, on voit le lac de Lugano et le monte Bré où on avait notre appartement au début de l'été
Aujourd'hui lundi c'est jour de rentrée scolaire. Pas de fête du travail ici! Martin commence demain à la prématernelle.
La préparation pour la rentrée a été très différente: ici pas de liste de matériel scolaire à acheter avant la rentrée scolaire. Seuls quelques effets à apporter: un coffre à crayon vide, un sac d'école, un tablier pour les arts, une brosse à dents et du dentifrice (en fait, deux brosses à dents, parce qu'ici aussi, l'école et le service de dîner sont deux entités distinctes), des pantoufles, des souliers de gymnastique en tissu (genre chausson de ballet)et short-t-shirt pour la gymnastique. Ils recevront de la part de l'école tout le matériel nécessaire à leur apprentissage scolaire. Grosse différence avec le système québécois. Tout est gratuit ici. Je ne veux pas partir le débat de la gratuité scolaire; chaque pays a ses avantages et inconvénients. ( mais on se fait rattrapper par l'assurance santé (où on doit payer une très grosse somme)).
Les enfants ont reçu ce matin à l'école une règle, une boîte de crayons de couleurs, une plume fontaine, un crayon indélébile, un cahier, une gomme à effacer, un crayon à mine, de la colle (liquide et en bâton). Il y aura d'autre chose en cours de semaine et d'année. Les cours se donnent en italien, les enseignants des enfants parlent tous un peu français et peuvent traduire les grandes lignes au besoin. Xavier et Adrien ne se sont pas plaints de la barrière linguistique.
Adrien a un balcon dans sa classe avec une très belle vue sur les montagnes tessinoises. Ils sont 15 enfants, seulement 6 garçons. Très différent de la maternelle de Fernand-Seguin où il y avait quatorze garçons sur vingt enfants! Xavier est dans une classe jumelée (3e-4e)où il y a 7 enfants de 3e et 14 en 4e. Nous habitons un village: seulement 4 classes au primaire (1ere, 2e-3e, 3e-4e et 5e). Après c'est le secondaire qui commence.
Commentaires d'Adrien: La Suisse c'est différent. J'aime l'école ici parce qu'il n'y a pas de devoirs (Ajout de Maman: c'est la première journée)
Commentaires de Xavier: C'est assez différent: personne n'utilise son sac à dos pour revenir (aller) de l'école (exception la rentrée et la fin d'école). On met aussi des crocs pour aller en classe mais pas dans l'école. Xavier
Voici des photos prises par les enfants sur les voisins et l'environnement.
C'est un mouton avec une cloche au cou!
Sur le chemin de l'école
Côté nord de la maison
En allant vers l'école, on voit le lac de Lugano et le monte Bré où on avait notre appartement au début de l'été
dimanche 2 septembre 2012
Un peu de géographie
Certains nous ont demandé de mieux situer dans l'espace nos aventures. Voici donc une carte qui donne une idée de la région, des repères locaux et de quelques lieux que nous avons visité.
View Lugano et environs in a full screen map
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